Archive mensuelle octobre 2018

ParThomas DUBOIS

L’Union Des Opticiens réaffirme ses positions en faveur de l’opticien-optométriste

L’Union Des Opticiens (UDO) a récemment tenu une réunion d’information au cours de laquelle, le syndicat a réaffirmé sa volonté de voir reconnue l’optométrie en France.

Une solution d’avenir «surtout face à l’encadrement des prix à venir», a indiqué son président Henry-P Saulnier.

Faisant référence aux déclarations de la ministre des Affaires sociales et de la Santé à l’occasion de la présentation du projet de loi de financement de la Sécurité Sociale*, les dirigeants du syndicat ont réitéré, au cours de cette réunion d’information, leurs vœux de voir mise en place une réglementation du métier «d’opticien-optométriste» évitant toute «dérive» mais permettant aux Français «un meilleur accès aux soins» dans le cadre d’une harmonisation européenne des métiers et des qualifications. Et le président de l’Union Des Opticiens a, dans le contexte budgétaire actuel , réaffirmé que la «solution de l’opticien-optométriste» représenterait, «une économie des dépenses de santé» et reconnu le rôle important des OCAM. 

Pour l’UDO, le champ d’exercice du futur «opticien-optométriste» doit lui permettre «en plus des mêmes droits que ceux de l’opticien, de pratiquer l’examen visuel et la prescription de tous les verres correcteurs», et «l’examen visuel et la prescription en basse vision.»

Ou encore «la prescription et l’adaptation des lentilles de contact quelle que soit la géométrie ou le type de lentille nécessaire, pour tout sujet de 16 ans où plus» a indiqué Henry-P Saulnier.

Précisant que la première prescription serait « réalisée par un ophtalmologiste. 

Jean-François Marinacce, délégué pour la France à l’ European Council of Optometry and Optics (ECOO) a, lui, dressé l’état des lieux de l’enseignement de l’optométrie en Europe.

Il a, en particulier, indiqué que le conseil travaille à la mise en place d’une «labellisation» des facultés préparant au diplôme européen d’optométrie .Quatre établissements bénéficient actuellement de ce label en Suisse, en Allemagne, en Norvège et en Tchéquie. A terme la «labellisation» dans neuf pays de l’Union devrait permettre une reconnaissance globale du diplôme.Dans le but «d’organiser sereinement la libre circulation des professionnels dans l’espace Schengen», note l’UDO.

Photo. De gauche à droite : Henry-P Saulnier, Ulrich Adam, secrétaire général de l’European Council of Optometry and Optics (ECOO) Jean-François Marinacce, délégué pour la France à l’ECOO.
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*Marisol Touraine : « comment réduire le reste à charge des Français. »
«de façon générale, nous allons engager des discussions pour voir comment progressivement …réduire le reste à charge des Français puisque toute une série de sujets, comme l’optique et le dentaire sont particulièrement préoccupants. »Lire et voir.

Une solution d’avenir «surtout face à l’encadrement des prix à venir», a indiqué son président Henry-P Saulnier.

Faisant référence aux déclarations de la ministre des Affaires sociales et de la Santé à l’occasion de la présentation du projet de loi de financement de la Sécurité Sociale*, les dirigeants du syndicat ont réitéré, au cours de cette réunion d’information, leurs vœux de voir mise en place une réglementation du métier «d’opticien-optométriste» évitant toute «dérive» mais permettant aux Français «un meilleur accès aux soins» dans le cadre d’une harmonisation européenne des métiers et des qualifications. Et le président de l’Union Des Opticiens a, dans le contexte budgétaire actuel , réaffirmé que la «solution de l’opticien-optométriste» représenterait, «une économie des dépenses de santé» et reconnu le rôle important des OCAM. 

Pour l’UDO, le champ d’exercice du futur «opticien-optométriste» doit lui permettre «en plus des mêmes droits que ceux de l’opticien, de pratiquer l’examen visuel et la prescription de tous les verres correcteurs», et «l’examen visuel et la prescription en basse vision.» Ou encore «la prescription et l’adaptation des lentilles de contact quelle que soit la géométrie ou le type de lentille nécessaire, pour tout sujet de 16 ans où plus» a indiqué Henry-P Saulnier. Précisant que la première prescription serait « réalisée par un ophtalmologiste. 

Jean-François Marinacce, délégué pour la France à l’ European Council of Optometry and Optics (ECOO) a, lui, dressé l’état des lieux de l’enseignement de l’optométrie en Europe. Il a, en particulier, indiqué que le conseil travaille à la mise en place d’une «labellisation» des facultés préparant au diplôme européen d’optométrie .Quatre établissements bénéficient actuellement de ce label en Suisse, en Allemagne, en Norvège et en Tchéquie. A terme la «labellisation» dans neuf pays de l’Union devrait permettre une reconnaissance globale du diplôme.Dans le but «d’organiser sereinement la libre circulation des professionnels dans l’espace Schengen», note l’UDO.

ParThomas DUBOIS

Réseaux de soins des mutuelles : le retour

Alors que la ministre de la Santé s’interroge sur la manière de faire baisser le reste à charge dans l’optique (lire news précédente), le groupe socialiste a déposé à l’Assemblée nationale une proposition de loi qui doit permettre aux mutuelles de mettre en place des réseaux de santé.

Déjà envisagée dans le cadre du désormais célèbre article 22 de la loi «Fourcade», modifiant certaines dispositions de la loi Hôpital Patients Santé Territoires (HPST), cette proposition refait surface, indique ce matin le site d’informations économiques La Tribune.

«Certaines mutuelles santé comme la MGEN (Mutuelle générale de l’Éducation nationale) ou Harmonie Mutuelle sont déjà passées outre l’interdiction, et orientent quand même leurs adhérents vers des réseaux de santé, au risque d’être attaquées en justice. La MGEN a d’ailleurs des procès à son encontre.

Elle s’est déjà faite condamner le 18 mars 2010 par un arrêt de la Cour de cassation, pour avoir pratiqué des remboursements plus avantageux pour ses adhérents acceptant de se faire soigner dans son réseau agréé», rappelle La Tribune.