Archives de l’auteur Thomas DUBOIS

ParThomas DUBOIS

Bruxelles donne son feu vert à la reprise d’Alain Afflelou par Lion Capital.

Les autorités européennes ont donné, hier, leur accord à la prise de participation de contrôle exlcusif de la franchise Alain Afflelou par le fonds d’investissement, Lion Capital.

Dans un entretien exclusif au quotidien économique La Tribune, Alain Afflelou expliquait, le 25 juin, les conditions du rachat de l’enseigne par Lion Capital pour 800 millions d’euros, l’équivalent du CA 2 011.

Son créateur détiendra pour sa part environ 22 % du capital et restera président du conseil de surveillance, poste qu’il occupe depuis 2010.


L’interview d’Alain Afflelou dans La Tribune.

ParThomas DUBOIS

La Cnam préconise un renforcement de la couverture optique pour les bénéficiaires de la CMU et de l’ACS

Parmi les 35 propositions du rapport élaboré par la Caisse nationale d’assurance-maladie pour boucler le budget de la Sécurité Sociale figure le renforcement de la couverture des dépenses d’optique pour les bénéficiaires de la CMU de même que pour les bénéficiaires de l’Aide à l’acquisition d’une complémentaire santé (ACS.) Alors que 2,2 milliards d’euros d’économie seront nécessaires pour contenir la progression des dépenses de santé à 2,7 % en 2013 selon l’objectif du gouvernement.


La Cnam indique notamment que « des restes à charge élevés pouvant créer des difficultés d’accès aux soins demeurent pour certaines populations et certains types de soins.

Outre la problématique des dépassements d’honoraires, actuellement traitée par le Gouvernement, on peut notamment évoquer les restes à charge pour les bénéficiaires de la CMUC dans certains domaines, tels que l’optique ou les audioprothèses, ainsi que la problématique plus générale de la couverture au-dessus du seuil de la CMUC. »

La Cnam précise que, dans son précédent rapport, une analyse des restes à charge des bénéficiaires de la CMUC en optique avait été présentée.

Ce rapport constatait « que 38% des bénéficiaires ont un reste à charge quand ils achètent des lunettes, à hauteur de 165 €uros en moyenne ; il peut être supérieur à 300 € pour 5 % de ces personnes.»

Le rapport poursuit « une enquête complémentaire réalisée pour la CNAMTS. met en évidence des facteurs explicatifs qui peuvent suggérer des pistes d’amélioration : les restes à charge sont plus souvent «subis» que « choisis » (54 %) ; mais les bénéficiaires ne sont pas toujours bien informés, et limitent leurs choix d’opticiens, soit parce qu’ils pensent que l’offre est identique chez l’ensemble des opticiens (avec des montures «choisies par la caisse»), soit parce qu’ils ont eu ou craignent d’avoir des refus de vente »

La Cnam indique que « les restes à charge concernent notamment le traitement des verres ». « Traitements qui sont aujourd’hui proposés de manière standard (antirayures, incassables) ou verres amincis pour les très grosses corrections ; les opticiens ne proposent pas toujours une offre de monture suffisante et ne jouent pas toujours leur rôle de conseil pour aider ces clients à réduire leurs restes à charge », ajoute le rapport.

Notant que «de manière générale, les bénéficiaires de l’ACS ont moins souvent recours aux soins dentaires et aux appareillages d’optique. » Pour la Cnam l’ACS « ne permet pas une couverture aussi complète que celle offerte aux bénéficiaires de la CMU-C : pas de cotisation, dispense d’avance de frais et tarifs opposables sur l’ensemble du panier de soins, y compris pour les soins dentaires et l’optique. Pour 2011, 457 000 personnes, affiliées au régime général, ont bénéficié du tiers payant social au titre de l’ACS et ont consommé au moins un soin dont 143 000 des soins dentaires et 69 000 une prestation en optique. Sur la même période, on compte dix fois plus de ‘“consommants” CMU-C. Cependant la Cnam constate un plus faible écart entre ACS et CMU-C dans l’optique par rapport au dentaire.»

En matière d’économies budgétaires l’assurance-maladie propose aussi une baisse du prix des génériques, de développer la chirurgie ambulatoire, sans hébergement à l’hôpital, de favoriser la rééducation à domicile pour les patients ayant une prothèse du genou, d’améliorer la prise en charge des diabétiques, des personnes atteintes de cancer «colorectal» ou d’insuffisance cardiaque etc.

Les députés socialistes expliquent leur démarche par le souci de fournir au plus grand nombre «un accès aux soins», objectif qui est « une priorité présidentielle. » Alors que se déroule actuellement le Congrès de la mutualité française, «les ministres de la Santé Marisol Touraine et de l’Économie sociale et solidaire, Benoît Hamon, y sont attendus et le Président de la République François Hollande fera le discours de clôture le samedi 20 octobre.

Plus de 2 500 délégués mutualistes seront présents», indique La Tribune.

La Tribune
Jurisprudence : le remboursement différencié des mutuelles condamné en dernier ressort.