Lorsque l’on est mineure, aborder la sexualité et la contraception n’est pas toujours chose facile. Malgré les campagnes d’information, il arrive que des jeunes filles se retrouvent dans une situation de risque de grossesse suite à un rapport non protégé ou sans moyens de contraception. Quels sont alors les recours ?

Au collège,  au lycée, l’infirmière scolaire peut recevoir la jeune fille dans un espace confidentiel pour envisager avec elle la contraception d’urgence la plus adaptée à sa situation. À l’université, la démarche sera identique auprès des services universitaires et interuniversitaires de médecine préventive et de promotion de la santé.

Jusqu’à ce jour, et selon les termes de la loi, la contraception d’urgence pouvait être délivrée à une mineure en cas de détresse caractérisée.

Dans le cadre du projet de loi de modernisation santé, le décret n° 2016-683 du 26 mai 2016 a été pris fin mai, pour l’application de l’article 10 de la loi n°2016-41 qui supprime la notion de « détresse caractérisée » facilitant ainsi l’accès à la contraception d’urgence pour les mineures auprès des infirmières scolaires.

Par ailleurs, dans les pharmacies, la délivrance de la contraception d’urgence pour les mineures se fait de façon anonyme et sans avance de frais.

Les médicaments concernés sont :

  •  Norlevo ou Levonorgestrel,  pilule dite du lendemain à prendre dans les 72h après le rapport sexuel.
  • Ellaone, pilule dite du surlendemain à prendre dans les 5 jours qui suivent le rapport sexuel.

 

À l’officine, le pharmacien peut vous recevoir en toute confidentialité. Il vous donnera les informations nécessaires sur les suites de la prise du médicament et pourra vous orienter pour une contraception adaptée, soit vers votre médecin traitant en toute discrétion, soit vers un des centres de planification et d’éducation familiale proche de chez vous.

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