Le cancer du sein : 1 femme sur 9

 Ce cancer est en constante progression surtout à cause de l'allongement de la longévité. 75% des cas sont diagnostiqués après 50 ans avec un âge moyen de 61 ans. Une mammographie (radiographie des seins) réalisée tous les deux ans, entre 50 et 74 ans, réduit la mortalité de 20 à 30%. Le diagnostic précoce et les progrès de la prise en charge permettent actuellement de guérir plus de trois cancers du sein sur quatre et bien davantage si la tumeur est détectée tôt.

La palpation, indispensable mais insuffisante

Une tumeur met environ 7 ans à atteindre 1 mm, 9 ans pour 5 mm, et 10 à 11 ans pour 1cm ; c'est seulement à cette période qu'elle devient détectable à la main. La mammographie, elle, repère une tumeur moitié moins grosse, ce qui fait gagner quelques années sur le diagnostic. La double lecture par des radiologues permet de repêcher les cas qui auraient pu passer au travers, la radio s’accompagne d’un examen clinique des seins et d’un interrogatoire (âge, cas dans la famille, prise ou pas du traitement hormonal de la ménopause, nombre d’enfants, etc), l’idée étant de repérer les facteurs de risque ou les facteurs protecteurs. Le programme de dépistage avec mammographie est gratuit.

Les signes à surveiller

  • " boule " ou grosseur sur le sein (4 sur 5 sont bénignes)
  • modification de la forme ou de la dimension du sein,
  • rétraction ou écoulement du mamelon,
  • crevasse ou rougeur de la peau du sein,
  • ganglion sous le bras

Le cancer du col de l’utérus

Chez la femme, le papillomavirus, transmis par voie sexuelle, peut provoquer des lésions profondes et précancéreuses au niveau du col de l’utérus des années après l’infection. Ces lésions sont généralement détectées grâce au frottis (effectué dès le début de sa vie sexuelle jusqu’à 65 ans si tous les examens antérieurs étaient normaux).

Le frottis permet de prélever par grattage léger les cellules de la paroi interne et externe du col ainsi que du vagin.

Réalisé tous les 3 ans, le frottis réduit considérablement les décès par cancer du col de l'utérus (environ 1000 par an). Pour les adolescentes, il existe un vaccin. Les autorités sanitaires recommandent son usage dès 14 ans et jusqu’à 23 ans chez celles qui n'ont pas eu de rapport sexuel. La vaccination ne remplace pas le frottis qui reste indispensable.

Le cancer de l’ovaire

Peu fréquent, il touche environ 4500 femmes par an en France. Aucun test de dépistage ne permet à ce jour de détecter tôt une tumeur de l’ovaire. Seules des visites régulières chez le médecin et la reconnaissance des symptômes permettent un diagnostic plus précoce.

On est considéré comme plus « à risque » s’il y a déjà eu des cancers de l’ovaire dans la famille (mère, sœur ou tante atteintes) ou si l’on est d’origine juive ashkénaze, un examen gynécologique annuel devient indispensable accompagné du dosage d'un marqueur spécifique, appelé CA-125, et d'une échographie pelvienne transvaginale.

Les signes à surveiller

  • sécrétion de liquide dans la cavité abdominale pouvant aller jusqu'à plusieurs litres, accompagnée d'une dilatation du ventre (la tumeur comprime les ovaires).
  • boule ou induration bien palpable au niveau du ventre ;
  • envie d'uriner plus fréquente (la tumeur appuie sur la vessie)
  • ballonnements, gaz et constipation permanente alternant avec des diarrhées (la tumeur bloque l'intestin).

Tests génétiques : à qui sont-ils destinés ? Environ 5% des femmes ont un risque augmenté de faire un cancer de l'ovaire ou du sein. Plusieurs éléments peuvent faire suspecter une forme héréditaire : le fait d'avoir un cancer jeune, ou de voir associés de manière inhabituelle plusieurs cancers dans une même famille (ovaire, sein, prostate ). En ce cas, le médecin peut conseiller un test génétique. Aux femmes prédisposées, deux choix sont possibles : une surveillance rapprochée (échographie pelvienne des ovaires et mammographie), éventuellement une chirurgie préventive (ablation des seins ou des ovaires), comme cela se pratique aux Etats-Unis.

PHARM-UPP Notre métier, pharmacien Notre ambition, être le partenaire dédié à votre santé
accueil, écoute, conseil