Le cancer de la prostate : plus fréquent, il est bien pris en charge.

Presque 57.000 cancers de la prostate sont diagnostiqués chaque année avec une moyenne d’âge de 70 ans lors du diagnostic. Selon la Haute Autorité de Santé, la mortalité à 1 an n’est que de 4%, à 5 ans de 16% et à 10 ans de 30%. C’est beaucoup moins qu’autrefois.

Une  maladie lente et silencieuse

Elle évolue sans symptômes visibles pendant des années. Dans les cancers évolués des signes comme l’envie d’uriner fréquente, un jet d’urine faible,  des douleurs en urinant peuvent se manifester. Parfois, ce sont des plus signes généraux encore : grande fatigue, perte d'appétit, perte de poids, douleurs osseuses…

Dépistage, toucher rectal et PSA

Habituellement, le cancer est  découvert sans symptômes, lors d’une visite de routine chez le médecin traitant. Il pratique un toucher rectal afin d’évaluer la grosseur de la prostate et sa consistance, il vérifie que tout va bien. Il peut demander également une prise de sang avec le dosage des PSA. Ces marqueurs  sont caractéristiques de la prostate mais non spécifiques du cancer et leur dosage ne permet pas à lui seul d’établir un diagnostic. En cas d’anomalie lors du dosage des PSA et pour confirmer le diagnostic, le médecin traitant demandera une échographie ou une IRM. Ces deux techniques d’imagerie doivent être complétées d’une biopsie des tissus pour confirmer la présence ou non de cellules cancéreuses.

Il est parfois urgent de ne rien faire…

Le traitement sera conduit en fonction de l’étendue du cancer ou du type de cellules découvertes lors de la biopsie (évolution lente ou rapide).
Au stade de cancer précoce donc localisé, plusieurs stratégies sont possibles avec de bonnes perspectives de guérisons :

  • la surveillance active en cas de cancer localisé avec un faible risque d’évolution.

Des dosages réguliers de PSA, toucher rectal et biopsie seront réalisés. Si rien ne bouge, on continue comme ça. Sinon, on met en route le traitement. Selon certaines études jusqu’à 50% des hommes devraient bénéficier d’une simple surveillance active pour éviter les séquelles des traitements excessifs (impuissance, incontinence).

  • la chirurgie avec ablation complète de la prostate

C’est le traitement le plus fréquemment envisagé pour les tumeurs de taille importante, mais il présente un risque de troubles de l’érection chez 50% des patients. Ce problème est réversible, ou pas, selon que le nerf érecteur a été sectionné ou en partie lésé.

  • la radiothérapie externe
  •  la curiethérapie avec implantation de grains d’iode radioactifs au cœur de la tumeur
  • le traitement par ultrasons focalisés de haute intensité (HIFU) qui détruit les cellules cancéreuses par la chaleur grâce à une sonde introduite dans le rectum.
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