Stimulus et système nerveux au cœur du mécanisme

Que l’on se coupe le doigt ou que l’on subisse la moindre agression (infection, inflammation), la peau recouverte de capteurs, envoie un message douloureux qui remonte le long de la moelle épinière jusqu’au cerveau pour l’alerter et déclencher une réaction appropriée (retrait du doigt…).

  • Les douleurs nociceptives sont les plus courantes, elles permettent de réagir à une douleur aigue (piqûre, coup, brûlure, douleur post opératoire, fracture…) ou chronique (mal de dos, douleurs abdominales, migraine…). Les agressions peuvent aussi être internes (douleurs viscérales, douleurs osseuses) et envoyer des messages au cerveau de la même manière.
  • Les douleurs peuvent également signaler une lésion des voies de conduction nerveuse, on parle en ce cas de douleurs neuropathiques (sclérose en plaques, polynévrite diabétique, douleurs après un zona…).
  • Il existe enfin des douleurs idiopathiques dont on ignore les mécanismes ou les raisons : « le syndrome douloureux », les glossodynies (douleurs de la langue), les fibromyalgies…

Les traitements de première intention

Maux de tête, courbatures, douleur dentaire, musculaire, dorsale, cervicale, urinaire… la plupart des douleurs peuvent être diminuées à l’aide de médicaments antalgiques (paracétamol) ou anti-inflammatoire (ibuprofène ou aspirine, ce dernier étant à la fois antalgique et anti-inflammatoire).

Les antispasmodiques sont habituellement plus efficaces sur les douleurs viscérales, douleurs abdominales fortes et passagères, douleurs de colique néphrétique, colique hépatique, spasmes digestifs…

Les douleurs neuropathiques se soignent d’abord avec des antalgiques simples mais peuvent nécessiter des produits plus puissants ou plus adaptés : morphiniques qui coupent la douleur au niveau cérébral, des vitamines B1 et B6 qui aident à la régénération des fibres nerveuses avec un effet anti-douleur, certains antiépileptiques ou antidépresseurs.

Pour les douleurs chroniques rebelles et intenses (douleurs de cancer notamment), les morphiniques, les neuroleptiques, les antidépresseurs à petite dose sont prescrits.

Les alternatives non médicamenteuses

Les traitements dits « physiques », massages et kinésithérapie, contention pour les douleurs lombaires ou les cervicales, l’électrothérapie, l’application de chaud ou de froid, l’acupuncture, peuvent efficacement soulager certaines douleurs.

En cas de maladie douloureuse chronique ou de dépression qui s’exprime par des douleurs (mal au dos, migraine, etc), la relaxation, la méditation, l’hypnose, contribuent à faire baisser l’anxiété qui majore la perception douloureuse.

L’automédication ne doit pas excéder 48 heures, au-delà, si ça ne passe pas, il faut consulter son médecin.

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