Le principe de la vaccination est de permettre l’immunisation contre différentes maladies. En effet, les vaccinations obligatoires ou recommandées ont pour but de faire développer par le système immunitaire des jeunes enfants ou des adultes, des anticorps spécifiques qui leur permettront de résister en cas d’épidémie ou d’un risque de contamination. De la naissance à l’âge adulte, il est important de se protéger et de protéger son entourage.

Les vaccinations obligatoires en 2016

La vaccination obligatoire concerne :

  • le vaccin contre la diphtérie
  • le vaccin contre le tétanos
  • le vaccin contre la polimyélite

La primo-vaccination pour le DTP s’effectue à l’âge de 2 mois et le rappel se fait à 11 mois.

L’obligation vaccinale en France métropolitaine, ne concerne que ces trois vaccins mais les vaccins actuellement disponibles en officine englobent parfois la vaccination contre la coqueluche, contre Haemophilus du groupe B ou parfois le vaccin contre l’hépatite B.

Si vous souhaitez faire vacciner votre enfant avec uniquement les trois vaccins obligatoires, il existe un kit (diphtérie, tétanos, poliomyélite) disponible auprès du laboratoire Sanofi. Une prescription de votre médecin généraliste pour un « Kit DT+ Imovax Polio » est nécessaire. Vous devrez l’adresser au laboratoire en mentionnant les coordonnées de la pharmacie dans laquelle vous souhaitez que le kit soit mis gracieusement à votre disposition.

Autre vaccin obligatoire pour les résidant de la Guyane :

  • le vaccin contre la fièvre jaune

Après avis du Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) le schéma vaccinal contre la fièvre jaune a légèrement évolué. En effet, si le vaccin reste obligatoire,  il n’est plus nécessaire d’effectuer de rappel pour les enfants de plus de 2 ans et les adultes, sauf cas particuliers (épidémie, immunodéprimés etc.)

Les vaccins recommandés chez l’enfant

Le vaccin contre la coqueluche

Cette maladie qui avait presque totalement disparue est en recrudescence.

Comme le DTP,  la primo-vaccination se fait à 2 mois puis deux injections à  4 et 11 mois.

Le vaccin contre la rougeole, oreillons, rubéole (ROR)

Ces maladies infantiles peuvent sembler anodines mais elles ne sont pas tout à fait bénignes. Elles exposent votre enfant à des complications sévères où les séquelles sont parfois dramatiques (encéphalite avec atteintes neurologiques irréversibles, atteintes pulmonaires graves, pancréatite, orchite etc.).

La vaccination est composée de deux injections, la première à 12 mois et la seconde entre 16 et 18 mois.

Les vaccins contre les infections invasives à méningocoque, Haemophilus influenzae et pneumocoque

Les infectons invasives peuvent être graves avec des séquelles irréversibles voire des décès.

  • Le vaccin contre l’infection invasive à méningocoque C (IIM). L’agent responsable de cette maladie est une bactérie répondant au nom de Neisseria  meningitidis. La méningite à méningocoque associe un syndrome infectieux (fièvre, maux de tête, vomissement…) et un syndrome méningé (raideur de la nuque, léthargie, trouble de la conscience…). Une méningite est une urgence médicale. Le protocole de vaccination prévoit une seule injection à 12 mois.
  • Le vaccin contre l’infection invasive à Haemophilus influenzae de type b. Cet agent pathogène peut provoquer  otite, méningite, épiglottite… Le schéma vaccinal prévoit trois injections à 2 mois, 4 mois et 11 mois.
  • Le vaccin contre l’infection invasive à pneumocoque (IIP). L’ IIP est une infection bactérienne grave (méningite, septicémie…) due à Streptococcus pneumoniae. Le protocole de vaccination contre cette bactérie prévoit trois injections à 2, 4 et 11 mois.

Le vaccin contre l’hépatite B

Chez l’enfant ce vaccin est pratiqué en systématique lorsque la mère est porteuse de l’antigène HBs, ce n’est donc pas un vaccin obligatoire. Dès la naissance, dans les 24h, une première dose est administrée. Ensuite, deux injections seront réalisées à 1 et 6 mois. Enfin, une sérologie, c’est-à-dire un dosage des anticorps sera pratiqué entre 7et 12 mois.

Le vaccin contre l’infection à papillomavirus humains (IPH)

Cette infection se manifeste par des petites verrues (condylomes) qui apparaissent au niveau de l’appareil génital ou de l’anus. Chez la femme, il y a un risque d’évolution vers un cancer du col de l’utérus.

La vaccination contre certains types de papillomavirus est possible chez les jeunes filles entre 11 et 14 ou plus tard avant le premier  rapport sexuel. Il existe deux vaccins (bivalent et tétravalent) pour lesquels les protocoles sont identiques entre 11 et 14 ans deux injections à 6 mois d’intervalle. Entre 15 et 19 ans, après la première injection, deux injections sont réalisées 2 mois puis 6 mois après.

Quid du BCG et du vaccin contre la grippe

Le BCG n’est pratiqué à la naissance que pour les enfants à risque élevé de contamination en Guyane par exemple.

La vaccination contre la grippe pour les nourrissons de moins de 6 mois et leur entourage est fortement recommandée. Il pourra alors être pratiqué deux injections à 1 mois d’intervalle à des doses adaptées par le médecin traitant.

Que faire en cas de retard de vaccination

Pour un rattrapage de vaccination, il n'est pas nécessaire de recommencer tout le programme des vaccinations imposant des injections répétées.

Il suffit de reprendre le calendrier vaccinal au stade où il a été interrompu et de compléter la vaccination en réalisant le nombre d'injections requis en fonction de l'âge.

Les pharmaciens ou les médecins seront à même de vous conseiller.

Le retard peut être dû à une pénurie de vaccins. Sachez que, le centre de vaccination proche de chez vous pourra peut être procéder aux injections nécessaires car il dispose parfois d’une réserve lorsqu’un vaccin vient à manquer à l’officine. Par ailleurs, ces établissements spécialisés pratiquent certaines vaccinations spécifiques.

Les recommandations officielles

Les recommandations vaccinales sont réévaluées régulièrement.

Selon l’article L. 3111-1 du code de la santé publique : « la politique de vaccination est élaborée par le ministre chargé de la santé qui fixe les conditions d’immunisation, énonce les recommandations nécessaires et rend public le calendrier des vaccinations après avis du Haut conseil de la santé publique»

Toutes ces dispositions générales et spécifiques sont publiées chaque année et consultable sur http://social-sante.gouv.fr/IMG/pdf/calendrier_vaccinal_2016.pdf

Pour les contre-indications, les effets secondaires ou si vous avez un doute, votre pharmacien est là pour vous aidez.

Sur Caducine.fr, pensez à créer vos « alertes vaccin » dans votre espace personnalisé et recevez une alerte par mail 15 jours avant la date prévue pour votre rappel ou celui de votre enfant.

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