La polyarthrite rhumatoïde (PR) et la spondylarthrite ankylosante (SA) sont d’origine auto-immune. Ces deux pathologies font partie du groupe des arthrites chroniques. Elles évoluent au long cours, le plus souvent par crises avec des périodes de rémission. La PR peut survenir à tout âge, surtout chez les femmes, entre 40 et 50 ans. La SA touche préférentiellement les hommes et débute souvent vers 20 ou 30 ans.

À elles deux, ces maladies articulaires touchent près de 400 000 personnes en France.

 

Quel est le mécanisme d’apparition de ces pathologies ?

Comme dans toutes les maladies auto-immunes, le système de défense de l’organisme agresse notre propre corps. Dans le cas de la PR et de la SA, la cible des attaques des anticorps ce sont les articulations.

Mais soyons plus précis :  

  • Dans la PR : l’attaque se situe au niveau de la membrane synoviale qui entoure l’articulation.  Les conséquences : gonflements et douleurs de plusieurs articulations, gêne fonctionnelle, parfois destruction complète de l’articulation. Dans certains, cas il existe aussi des symptômes extra-articulaires comme une inflammation au niveau des yeux par exemple.
  • Dans la SA : l’inflammation débute par un épisode aigu douloureux touchant l’enthèse, c’est-à-dire le lieu d’insertion sur l’os de la capsule qui entoure l’articulation. Chaque épisode laisse une séquelle au niveau des tissus provoquant une ossification progressive qui aboutit parfois à l’enraidissement de l’articulation touchée (ankylose).

Est-ce héréditaire ?

On retrouve souvent un terrain génétique et il n’est pas rare que plusieurs membres d’une même famille développent la même maladie.

Dans les faits, le terrain génétique seul n’explique pas tout. En effet, dans la SA, la présence du gène HLA (Human Leucocyte Antigen) B27 est certes présent chez plus de 80 % des patients atteints mais  certains malades ne sont pas porteurs de ce gène.

Par ailleurs, dans la PR, il a été démontré l’influence du terrain hormonal (risque plus élevé à la ménopause), de facteurs environnementaux et même de facteurs psychologiques (deuil, séparation…), un dérèglement du système immunitaire.

Quels traitements ?

  • Pour la PR comme pour la SA, le traitement médicamenteux se partage entre soulagements des symptômes « douleur et inflammation » et traitement de fond. Pour lutter contre les symptômes : des antalgiques, des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), des corticoïdes. Ces traitements peuvent être administrés par voie générale ou localement comme les infiltrations par exemple.
  • Pour le traitement de fond, il s’agit d’agir sur le système immunitaire en utilisant un immunosuppresseur pour limiter les attaques des anticorps. Le méthotrexate est souvent utilisé en première intention. Il existe également une biothérapie basée sur l’utilisation d’anti TNF-alpha, le TNF alpha ayant un rôle prédominant dans l’inflammation. La mise en route d’une biothérapie se fera en milieu hospitalier.

Dans ces deux pathologies, la prise en charge non médicamenteuse des patients est aussi très importante : kinésithérapie, balnéothérapie, chirurgie, appareillage, soutien psychologique…

La prise en charge efficace des patients souffrants de PR et de SA se doit donc d’être pluridisciplinaire.

Pour en savoir plus sur ces pathologies ou trouver une association de patients proche de chez vous : http://www.polyarthrite.org/ et http://www.acs-france.org/

PHARM-UPP Notre métier, pharmacien Notre ambition, être le partenaire dédié à votre santé
accueil, écoute, conseil