Les infections sexuellement transmissibles (IST) autrefois appelées maladies sexuellement transmissibles (MST)  se transmettent lors des rapports sexuels entre hommes et femmes ou personnes du même sexe. Elles recouvrent des pathologies transmises par des virus, des bactéries, des champignons ou des parasites. La prévention existe, le dépistage rapide endigue la contagion et l’épidémie, certains traitements « minute » ne nécessite qu’une dose d’antibiotiques (gonorrhée, syphilis, trichomonase et chlamydiose), cela vaut la peine de faire le point.

Les IST visibles, symptômes et mécanismes

On les repère à cause des symptômes, ça fait mal, ça brûle, ça gratte…Leur nom est bien connu : la blennorragie (ou gonococcie, gonorrhée, « chaude-pisse »), l’herpès, l’infection à papillomavirus, la syphilis, le trichomonas, les morpions…Au cours du rapport sexuel, on s’échange virus,bactéries ou parasites. Les IST se traduisent par des lésions visibles et repérables au niveau des organes génitaux mais aussi dans des endroits plus inattendus comme la bouche ou la gorge (du fait des nouvelles pratiques sexuelles comme la fellation ou le cunnilingus).

Chez la femme

La vulve peut être rouge irritée et gonflée, on observe des petites ulcérations ou plaies parfois indolores ; ou alors des verrues qui poussent très vite. Il peut y avoir également des pertes vaginales anormales (abondance, couleur, odeur), des lésions au niveau de l’anus (bouton, sang, etc.), des brûlures en urinant, des lésions au niveau de la bouche et de la gorge.

Chez l’homme

Les atteintes sont semblables à celles observées chez la femme avec en plus des écoulements spontanés (pus…) au niveau de la verge.

Les IST cachées mais contagieuses

Cette fois, les symptômes sont plus tardifs ou carrément absents. On n’a pas mal, on ne détecte rien, mais des années plus tard, le diagnostic tombe, on est devenu stérile ou malade.

Les infections à chlamydiae

En hausse très nette, elles sont la première cause d’infertilité chez la femme en France. Les symptômes se manifestent chez moins de 30% des femmes et 50% des hommes pourtant la contagion demeure. Lorsque les signes sont présents, au bout de quelques jours ou quelques semaines, ils se traduisent par des brûlures en urinant, des écoulements au niveau génital, des douleurs du bas-ventre. Un traitement antibiotique est nécessaire sous peine d’infection étendue ou de trompes bouchées (chez l’homme ce sont les canaux déférents qui peuvent s’obstruer) avec le risque d’infertilité.

Le virus de l’hépatite B

Il se transmet notamment par le sperme et les sécrétions vaginales. La maladie peut passer totalement inaperçue. Dans 80% des cas, l’hépatite guérit spontanément, dans 20%, le virus peut attaquer le foie, d’où l’intérêt du vaccin contre l’hépatite B (remboursé par la sécurité sociale), parlez-en à votre pharmacien.

Le virus de l’immunodéficience humaine ou HIV

Il se transmet par le sperme, les sécrétions vaginales ou le sang. Celui-là est particulièrement redoutable, puisqu’une fois entré dans l’organisme, il se multiplie, sans symptômes le plus souvent. Au bout d’une période de latence (dix ans en moyenne), les premiers signes du sida apparaissent chez la personne séropositive.

Faut-il traiter toutes les infections sexuellement transmissibles ?

Certaines peuvent guérir spontanément au bout de quelques jours sans le moindre traitement et tout ira bien. Mais d’autres peuvent laisser croire à une guérison et réapparaître plus tard avec des complications (stérilité, cancer du col de l’utérus…), l’infection ayant évolué silencieusement. Alors, dans le doute, mieux vaut consulter après un rapport non protégé avec un nouveau partenaire, même pour une simple brûlure ou irritation.

Qui consulter ?

Son médecin traitant ou son gynécologue, le médecin du dispensaire, du centre antivénérien, du centre de dépistage anonyme et gratuit (CDAG), de l’hôpital, du service de dermatologie ou d’infectiologie.

La meilleure prévention, le préservatif
Il protège de la plupart des infections sexuellement transmissibles (herpès, hépatite B…) et du HIV, virus responsable du sida. Ce n’est pas une protection à 100% mais, à l’heure actuelle, le latex offre la meilleure garantie possible.

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