Des risques et un enjeu de santé public

Selon l’OMS (Organisation mondiale de la Santé), l’hypertension artérielle (HTA) est le second facteur de risque après le tabac susceptible de diminuer les années de vie en bonne santé et vient même avant l’alcool classé en troisième position. L’HTA fait monter en flèche les maladies cardiovasculaires, les accidents vasculaires cérébraux (AVC) et les démences séniles.

Les artères touchées et des complications

L’hypertension favorise l’usure et le vieillissement accélérés des artères avec un dépôt de graisses sur leur paroi (plaque d’athérome). Progressivement, les vaisseaux deviennent moins souples et diminuent de calibre, entraînant artérite (au niveau des jambes), angine de poitrine (au niveau du cœur), etc. Au fil du temps, les vaisseaux peuvent finir par se boucher complètement entraînant des accidents sévères comme l’infarctus ou l’accident vasculaire cérébral. Les petites artères aussi peuvent être sapées par ce lent travail d’usure avec des répercussions locales.

La tension artérielle, quelle définition ?

Quand le sang circule dans l’organisme pour l’oxygéner et nourrir les différents organes, il exerce une pression sur la paroi des artères, c’est la tension. Quand le cœur se contracte pour expulser le sang, la pression est maximale, c’est la pression systolique. Quand le cœur se relâche pour aspirer le sang venu des veines, la pression diminue dans les artères, on parle de pression diastolique.

Des fluctuations normales

Au cours de la journée, les fluctuations de la tension sont fréquentes, un simple café, un verre d’alcool ou le froid, et même une émotion (le médecin qui prend votre tension…) entraînent des chiffres à la hausse ; inversement, après le repas, on observe une diminution de la tension au cours de la digestion.

La tension trop élevée, quelle définition ?

Rien n’indique à priori que la tension est trop élevée et toute la difficulté tient dans cette absence de symptômes, d’où la nécessité d’utiliser un tensiomètre. « On parle d'hypertension artérielle (ou HTA) quand, à plusieurs reprises et quelques semaines d'intervalle, la pression systolique est supérieure à 14 (140 millimètres de mercure), la pression diastolique est supérieure à 9 (90 mm de mercure), indique la Fédération française de Cardiologie ». 9 fois sur 10, l’HTA n’a aucune cause, toutefois certaines circonstances peuvent la favoriser comme l’hérédité (plusieurs cas dans la famille), l’âge (plus il avance, plus la tension augmente), l’hygiène de vie, la grossesse ou la prise de certains médicaments (broncho-dilatateurs, anti-inflammatoires).

L’hypertension se traduit-elle par des symptômes ?

L’HTA est le plus souvent silencieuse. Au début, les signes sont absents ou difficilement interprétables, on les prend pour une simple fatigue ou du stress qui provoque des difficultés d’endormissement et de sommeil agité. La poussée hypertensive s’accompagne parfois d’un mal de tête ou bien de vertiges, de mouches devant les yeux, de saignements de nez, de palpitations, d’acouphènes (bruits ou sifflements dans les oreilles), puis la crise passe et tout redevient normal.

Quelle prévention ?

En améliorant son hygiène de vie, on pourrait éviter l’hypertension ou du moins, mieux la contrôler et réduire l’usage des traitements, cela vaut donc le coup ! 

Que faire ?

  • arrêter le tabac,
  • pratiquer une activité physique régulière d’intensité suffisante (30 à 40 minutes, un jour sur deux),
  • perdre quelques kilos (5% de son poids).

Que manger ?

  • consommer 5 fruits et légumes par jour,
  • limiter le sel (notamment dans le pain, les charcuteries, les fromages, les plats du commerce),
  • réduire l’alcool (3 verres par jour pour un homme, deux verres pour une femme).

Quel traitement ?

Il existe 5 grandes « familles » de traitements dont les diurétiques ou les bétabloquants pour les plus connus. Il n’y a pas de famille meilleure qu’une autre, le médecin associe parfois plusieurs d’entre elles pour profiter des différents modes d’action et obtenir de meilleurs résultats. Plusieurs semaines peuvent être nécessaires pour trouver le bon traitement.

La tension artérielle, deux chiffres à retenir Cette pression se mesure à l’aide d’un tensiomètre et s’exprime en millimètres de mercure (mm Hg) ou plus habituellement en centimètres de mercure (cmHg). L’idéal se situe entre 12/7 cmHg et 13/8 cmHg, que l’on soit un homme ou une femme. Au-delà de 70 ans, le chiffre du haut, celui la tension systolique a tendance à augmenter un peu, c’est normal.

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