Une maladie du cerveau et de la mémoire

La maladie d’Alzheimer se caractérise par la présence de lésions dans le cerveau, liée notamment à l’accumulation anormale de dépôts amyloïdes au sein des cellules nerveuses (ou neurones). Elle entraîne une démence sénile lente et progressive et touche l’être humain au cœur même de son essence, la mémoire de son histoire et de sa relation aux autres, voilà peut-être pourquoi elle fait si peur.

Les 10 premiers signes d’alerte

Même s’ils ne sont pas spécifiques de la maladie d’Alzheimer mais de bien d’autres pathologies, ces dix premiers signes sont mis en avant par l’Association France Alzheimer (www.francealzheimer.org) pour permettre un diagnostic aussi précoce que possible :

1. Pertes fréquentes de mémoire des souvenirs récents.

2. Difficultés à accomplir les tâches quotidiennes pourtant familières.

3. Perte des mots usuels et simples.

4. Perte du sens de l’orientation (même dans les endroits familiers) et perte de la notion du temps.

5. Difficultés à rédiger un chèque, appeler au téléphone, remplir des formalités administratives…

6. Perte d’objets dans des endroits insolites (pantoufle dans le frigo…).

7. Altération du jugement (achats démesurés de nourriture, vêtements inadaptés à la saison…).

8. Modification du comportement, humeur dépressive, anxiété, irritabilité, agitation…

9. Pertes de motivation même pour des passions anciennes.

10. Changement de personnalité (jalousie, idées obsessionnelles de préjudice, exubérance excessive...).

Comment établit-on le diagnostic ?

En pratique, c’est le médecin traitant qui établit la première évaluation en écartant éventuellement d’autres maladies susceptibles de provoquer des troubles de la mémoire (dépression, diabète de type 2, problèmes thyroïdiens,…). Il adresse si nécessaire le patient à l’hôpital où celui-ci rencontrera une équipe pluridisciplinaire (neurologue, psychiatre, psychologue, gériatre, orthophoniste, etc.) Dans le cadre de la « consultation mémoire », un premier bilan de « défrichage » sera effectué comprenant notamment le test psychométrique MMSE (Mini Mental State Examination), complété du test de l’Horloge ou du test des cinq mots de Dubois… S’ajoute à cela un examen d’imagerie cérébrale évaluant la présence d’anomalie ou l’étendue des lésions. L’ensemble des moyens mis en œuvre permet un diagnostic sûr à plus de 90%. Plus ce diagnostic sera précoce, plus on pourra mettre en place une prise en charge adaptée.

Sept facteurs de risque sur la sellette

Les facteurs de risques habituellement cités sont l’âge (la maladie survient souvent après 65 ans), et les antécédents familiaux avec dans une moindre mesure l’environnement (aluminium, métaux lourds, pesticides…), le mode de vie (favorisant l’inflammation), les AVC, les blessures à la tête …. Une étude présentée en 2011 et publiée dans la prestigieuse revue Lancet Neurology, évoque certains autres facteurs de risque plus inattendus. L’intérêt de cette étude, c’est qu’elle les évalue et les chiffre par ordre d’importance :

  • Le faible niveau d'instruction (19 %) (moins de six ans de scolarité).
  • Le tabagisme (14 %).
  • L'inactivité physique (13 %).
  • La dépression (11 %).
  • L’hypertension artérielle (5 %).
  • L’obésité (2 %).
  • Le diabète (2 %).

Selon les auteurs de l’étude, une diminution des facteurs de risque pourrait protéger de cette maladie.

Quels sont les traitements ?

A ce jour, il n’existe aucun traitement pour enrayer la maladie d’Alzheimer ou la guérir. Cependant, on dispose de médicaments qui freinent l’évolution des symptômes et le déclin cognitif (inhibiteurs de la cholinestérase, chlorhydrate de mémantine).

On sait aussi qu’en luttant contre certains facteurs comme l’hypertension artérielle et en stimulant les fonctions cérébrales, on peut retarder l’entrée dans la maladie.

Où trouver de l’aide pour les proches
de malades ?

Il est essentiel de se faire aider par des professionnels, médecins, orthophonistes , psychomotriciens, ergothérapeutes, psychologues… Les associations, elles aussi, se démènent sur le terrain : les Haltes répit-détente Alzheimer de la Croix Rouge (www.croix-rouge.fr) permettent aux aidants de souffler, les « jardins thérapeutiques » réveillent les émotions passées des malades (www.reseau-alzheimer.fr), les associations locales de France-Alzheimer (www.francealzheimer.org). Ainsi, on est moins seul à porter le fardeau !

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