Froid et virus, une vieille histoire

La saison froide prédispose aux infections virales avec l’abaissement des défenses immunitaires de l’organisme et notamment celles de « l’arbre respiratoire ». Les germes colonisent les muqueuses nasales et s’étendent parfois jusqu’à l’extrémité des bronches, entraînant au passage, selon la localisation de l’infection : rhinite (nez), pharyngite (gorge), angine (gorge + ganglions), otite (oreilles), sinusite (sinus), bronchite (bronches), voire une pneumopathie (poumons). À cela s’ajoutent très souvent des signes généraux : fièvre, fatigue, torpeur, manifestations ORL (éternuements, gorge irritée, nez qui coule ou qui se bouche, oreilles douloureuses).

Protégez vos extrémités

Les refroidissements, même brefs, paralysent les mécanismes de défense respiratoires. Portez des chaussures bien chaudes, un bonnet couvrant, des écharpes et cols roulés ; protégez tout « ce qui dépasse », appliquez un baume protecteur sur vos lèvres (voire vos oreilles si elles sont fragiles).

Boostez votre immunité

La meilleure des défenses, c’est la prévention. Le vaccin anti-grippe n’est pas la seule réponse. Vos défenses immunitaires dépendent de votre alimentation, de votre fatigue, de votre sommeil et de votre moral : plus vous serez surmené ou stressé, plus elles seront amoindries. De nombreuses spécialités de compléments alimentaires proposent des associations de vitamines, oligo-éléments (Zinc notamment), de plus en plus souvent associés à des probiotiques (lactobacillus, etc) dont on connaît maintenant l’impact positif sur l’immunité. Certaines plantes comme le Sureau ou l’Echinacée peuvent être un renfort précieux.

Traitez les symptômes

A défaut de pouvoir neutraliser les virus en cause, vous pouvez traiter les symptômes et la plupart des spécialités sont accessibles en automédication. Votre pharmacien pourra vous conseiller des produits adaptés à chaque problème : antidouleurs, anti-fièvre, antitussifs, fluidifiants bronchiques… sous forme de sirops, gouttes nasales, suppositoires, fumigations, cataplasmes, etc.

Au-delà de 48 à 72 heures, s’il n’y a pas d’amélioration notable ou que de nouveaux symptômes apparaissent, consultez votre médecin.

Stoppez la contagion

Certaines mesures simples peuvent réellement limiter la contagion ou diminuer le temps de l’épisode viral (donc de la contagion). Les mains, le nez, la bouche, l’atmosphère elle-même, sont chargés de virus propulsés par la toux ou les éternuements.

  • Lavez-vous les fosses nasales à l’aide de sérum physiologique ou produits équivalents en spray (meilleure diffusion). Mouchez-vous une narine après l’autre.
  • Lavez-vous les mains soigneusement avec du savon après avoir pris les transports en commun ou été en contact avec des personnes potentiellement malades. Si dans la journée, vous n’avez pas la possibilité de vous lavez régulièrement les mains, utilisez à défaut un gel hydroalcolique.
  • Abstenez-vous d’utiliser le clavier d’ordinateur ou le portable d’une personne enrhumée ou grippée. Les gels hydroalcoliques sont disponibles en lingettes et peuvent permettent de nettoyer combinés de téléphones, poignées de porte etc.
  • Evitez d’embrasser ces mêmes personnes ou de leur serrer la main, un simple salut à distance reste préférable
  • Assainissez l’atmosphère ambiante à l’aide de sprays d’huiles essentielles assainissant (citronnier, lavande, géranium, eucalyptus, niaouli, etc.)
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