Les MICI, quelle définition ?

Quand diarrhées, constipations, ballonnements, gaz, crampes abdominales, sang dans les selles, reviennent de manière régulière et altèrent sérieusement la qualité de vie, on parle de MICI (prononcer miki) : maladies inflammatoires chroniques de l’intestin. Les plus fréquentes sont la maladie de Crohn et la rectocolique hémorragique (RCH). Ces maladies s’accompagnent de perte de poids, de fièvre et de fatigue.

La maladie de Crohn se présente comme une inflammation étendue du tube digestif, elle touche 3 femmes pour deux hommes, la RCH se limite à la partie basse du tube digestif (colon et rectum) à égalité de fréquence pour les deux sexes touchés.

Les MICI sont le plus souvent diagnostiquées chez des personnes jeunes âgées de 20 à 30 ans mais peuvent survenir à tout âge ; 15 % des cas concernent des enfants. On soupçonne fortement des facteurs environnementaux (pays industrialisés) combinés à un terrain génétique.

Le diagnostic

Il nécessite une évaluation clinique, un bilan sanguin (pour mettre en évidence l’inflammation et d’éventuels marqueurs de la maladie), une coloscopie avec prélèvement et une IRM ou un scanner pour estimer l’étendue des lésions.

Les confusions possibles

Les MICI sont différentes des troubles fonctionnels digestifs, appelés aussi hypersensibilité intestinale, colopathie fonctionnelle ou syndrome de l’intestin irritable, ces termes sont équivalents. Ces troubles évoluent par crises (souvent déclenchées par des facteurs infectieux, alimentaires ou psychologiques) mais surviennent sans lésion organique détectée.

Diète et alimentation en cas de MICI 

A l’AFA, l’unique organisation française à se consacrer aux MICI, et reconnue d’utilité publique, on est formel : « il n’existe aucun aliment susceptible de déclencher l’apparition d’une MICI, d’une poussée inflammatoire évolutive ou de guérir. Donc aucun interdit ne peut être proposé systématiquement. Il n’existe pas d’aliment à bannir, ni de régime type à suivre ou de conduite alimentaire à s’imposer pour soulager ou prévenir une crise inflammatoire ou rester en rémission ».

Quels traitements ?

Les traitements d’attaques ont pour objectif de calmer les symptômes des poussées (corticoïdes et salicylés pour les crises légères de RCH), le traitement d’entretien, lui, vise en plus la cicatrisation des lésions intestinales et la suppression de l’inflammation (immunosuppresseurs et biothérapies). Enfin, la chirurgie est réservée aux malades résistants à un traitement pourtant bien suivi ou encore présentant des complications.

Les conseils du pharmacien

  • Le tabac est un facteur irritatif, le sevrage est donc particulièrement recommandé.
  • Les prébiotiques et les probiotiques atténuent les douleurs digestives et espacent les poussées inflammatoires.
  • La supplémentation en vitamines et oligoéléments permet de compenser leur mauvaise absorption digestive.
  • Il est conseillé de surveiller son taux d’hémoglobine dans le sang à cause des anémies fréquentes.
  • Mieux le traitement d’entretien sera suivi, plus les corticoïdes aux effets indésirables à long terme seront limités.

L‘AFA, association incontournable
L’AFA (Association François Aupetit) soutient et informe les malades et leur famille au quotidien. Elle finance la recherche. Pour en savoir plus : www.afa.asso.fr.
L'application mobile afaMICI permet d’accéder aux toilettes les plus proches, de suivre l'actualité des MICI, d’avoir des infos pratiques. Disponible sur l’App Store et Google play. Le site Internet dédié www.cestquilechampion.fr recueille les témoignages de patients : une manière de les valoriser et de mettre en avant leurs petits et grands succès du quotidien.

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